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27.07.2007
Last, forever

14:49 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.07.2007
Born a 4th of July
PETER ROWAN (Première partie)
Eric Andersen est né un "Valentine's Day", le 14 février 1943. C'est sans doute pour cela qu'il a beaucoup chanté l'amour, ses joies, ses douleurs.
Peter Rowan, lui, est né un "Independance Day", le 4 juillet 1942 près de Boston (Wayland), Massachussetts. Cela le prédestinait à chanter l'Amérique et à aborder quasiment tous les genres musicaux que l'on rencontre au-delà de l'Atlantique. Ses parents étaient musiciens et chanteurs, comme beaucoup de membres de sa famille, et devenir musicien lui fut naturel. Son oncle lui apprit la guitare et il fréquenta assidûment le Hillbilly Ranch (club de Boston) où il put entendre et apprécier des musiciens traditionnels, comme les Lilly Brothers, ou des folkinsgers (Dave Van Ronk, Ramblin' Jack Elliott). Il aimait aussi beaucoup le blues et Lightnin' Hopkins fut une influence importante pour lui.
Il commença à jouer du rock très jeune et, dès 1956, forma le groupe Tex-Mex The Cupids, qui devint une attraction locale et enregistra même un 45 tours.
En 1961, il partit pour l'université pour 3 ans et décida de devenir musicien professionnel. C'est à cette époque qu'il tomba amoureux du bluegrass. Une rencontre avec les Country Gentlemen, à Washington, le convinquit que cette musique était pour lui.
En 1963, il rejoignit les Mother Bay State Entertainers (au chant et à la mandoline) et apparut sur un album. C'est son ami Bill Keith qui lui trouva, en 1964, un job comme chanteur et guitariste rythmique au sein des Bluegrass Boys de Bill Monroe, le "père" du genre, auprès de qui il apprit beaucoup. C'est au sein de ce groupe qu'il rencontra le violoniste Richard Greene dont la route allait souvent croiser la sienne par la suite.
C'est à partir de là que la trajectoire de Peter devint une "long and winding road", s'écartant souvent, pour y mieux revenir, de la musique de l'herbe bleue du Kentucky. En 1967, il quitta Monroe pour rejoindre le mandoliniste David Grisman au sein d'Earth Opera qui, faute d'intérêt des maisons de disques pour le genre ne fut pas le groupe de bluegrass qu'il aurait dû être. Au lieu de cela, on eut un groupe folk-rock un peu psychédélique, qui publia 2 albums en 1968 et 1969 et obtint un succès mineur avec son single "Home to You".
Ce fut ensuite l'épisode Seatrain que Peter rejoignit en compagnie de Richard Greene. Seatrain s'appelait d'abord Blues Project avant que Al Kooper et Steve Katz ne quittent ce groupe pour fonder Blood, Sweat & Tears. La formation qui enregistra son dernier album "Planned Obsolescence" changea simplement son nom en Sea Train (pour l'album du même nom). Arrivèrent alors nos 2 compères et le groupe devint Seatrain. Ils enregistrèrent 2 albums "Seatrain" et "Marblehead Messenger" sous la férule de George Martin, en retraite des Beatles. Les 6 membres du groupe étaient tiraillés entre trop d'influences (du jazz au gospel, du bluegrass au rock, etc.) et trop jeunes pour bien gérer la chose. Seatrain fut une peu victime de son éclectisme et n'eut pas le succès que le talent de ses membres aurait pu lui valoir. Greene et Rowan s'en furent donc vivre d'autres aventures, tout en continuant, chacun de son côté, à passer beaucoup de temps sur la route.

Nos deux hommes se retrouvèrent en 1973 en compagnie de Clarence White, David Grisman et Bill Keith pour former Muleskinner. Au départ, ce groupe devait simplement accompagner Bill Monroe pour un show à la TV. Un problème d'autobus en décida autrement, et Muleskinner joua sans le patriarche du bluegrass. Le succès fut tel qu'un contrat discographique leur fut proposé. Onze titres furent enregistrés et publiés ensuite sous le titre de "A Potpourri of Bluegrass Jam". Mais le décès accidentel de Clarence White le 14 juillet empêcha le projet d'aller plus loin. L'enregistrement de l'émission TV a fait l'objet d'un CD publié en 2003.

Un autre supergroupe fut constitué pour une série de concerts: Peter Rowan à la guitare, Jerry Garcia au banjo, Vassar Clements au violon, John Khan à la basse et David Grisman à la mandoline devinrent Old & In The Way. Le groupe dura peu, mais le disque en public paru en 1975 (sous le titre de "Old & In The Way") est le plus vendu de l'histoire du bluegrass. 2 autres disques de la série de concerts on été édités en 1996 ("That High Lonesome Sound") et 1997 ("Breakdown"). Des titres comme "Panama Red" ou "Land of the Navajo" sont depuis entrés dans l'histoire.
Peter changea à nouveau de route et rejoignit ses jeunes frères Chris et Lorin (qui avaient publié un album en 1972, produit par David Grisman et avec la participation de Jerry Garcia, sous le nom de Rowan Brothers). Les 3 devinrent The Rowans, enregistrèrent 3 albums ("The Rowans", "Sibling Rivalry" et "Jubilation") entre 1976 et 1978. Ces albums étaient plus pop mais déjà le talent de compositeur de Peter éclatait au travers de titres comme "Joaquin Murrieta" ou "Midnight-Moonlight" - déjà enregistré par Old & In The Way). Et chacun repartit de son côté.
En 1978, Peter publia enfin son premier album solo, "Peter Rowan" où l'on retrouve plusieurs titres déjà enregistrés avec l'un ou l'autre groupe. À la même époque, Peter menait un projet parallèle avec songroupe Mexican Airforce comprenant l'accordéoniste Flaco Jimenez. Des enregistrements (de 1974 et 1978) aux couleurs Tex-Mex ont ainsi figuré sur l'album "Texican Badman" publié par la marque italienne Appaloosa. Une savoureuse reprise de "I can't help it (If I'm still in love with you)" de Hank Williams est à noter. Il y eut ensuite "Medicine Trail" au son plus "cowboy" qui parut en 1980.
Au début des années 80, Peter participa activement au disque de Ricky Skaggs "Family & Friends" et publia "The Walls Of Time" (où le même Ricky Skaggs lui rend la politesse). Le bluegrass, très mélodique, et aux riches harmonies vocales, revient pour Peter sur le devant de la scène.
La trace de Peter est toujours difficile à suivre. On le retrouve à Nashville avec un groupe nommé The Wild Stallions et un album pop-rock-variété. Les titres sont aussi variés que "Baby let's play house" (chanté par Elvis Presley), "Sheila" (oui, le titre qui a donné son nom à l'idole des jeunes chère à SLC), "Primavera dell' amore" (que l'on imagine chanté par un gondolier de Venise) et les Rowaniens "Rendez-Vous" ou "Fool myself again".
L'étape suivante est le Japon et le bluegrass (très populaire dans ce pays). Avec 4 amis (dont Richard Greene et le banjoïste Tony Trischka), The Red Hot Pickers, Peter enregistre 2 albums "The Bluegrass Album" et "Hiroshima Mon Amour") réservés au marché local. Nous n'aurons droit qu'à une compilation de 10 titres ("Peter Rowan with The Red Hot Pickers"), tous traditionnels à l'exception de "Hiroshima Mon Amour", seule composition de Peter. Cet enregistrement est un peu à part dans la mesure où, contrairement à la plupart des disques du genre, seule la voix de Peter Rowan se fait entendre, les harmonies sont absentes.
Nous voici en 1985. N'est-ce pas le bon moment pour prendre une pause avant le prochain épisode des aventures de Peter Rowan?
À suivre...
18:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Peter Rowan, bluegrass, Muleskinner, Old & In The Way, Rowans, Seatrain, Earth Opera
Le Paradis de John
Un peu de musique en attendant Peter Rowan?
Aujourd'hui, c'est John Prine que je vous propose. Il n'a pas écrit que "Quiet Man" ou "Blue Umbrella".
"Paradise" est autobiographique. Un souvenir d'enfance.
"Donald & Lydia" est une chanson très émouvante, parmi ses premières publiées.
Artist: John PrineSong: Donald and lydia
Album: John Prine (1971)
Small town, bright lights, Saturday night,
Pinballs and pool halls flashing their lights.
Making change behind the counter in a penny arcade
Sat the fat girl daughter of Virginia and Ray
(Spoken)
Lydia
Lydia hid her thoughts like a cat
Behind her small eyes sunk deep in her fat.
She read romance magazines up in her room
And felt just like Sunday on Saturday afternoon.
Chorus
But dreaming just comes natural
Like the first breath from a baby,
Like sunshine feeding daisies,
Like the love hidden deep in your heart.
Bunk beds, shaved heads, Saturday night,
A warehouse of strangers with sixty watt lights.
Staring through the ceiling, just wanting to be
Lay one of too many, a young PFC:
(Spoken)
Donald
There were spaces between Donald and whatever he said.
Strangers had forced him to live in his head.
He envisioned the details of romantic scenes
After midnight in the stillness of the barracks latrine.
Repeat Chorus
Hot love, cold love, no love at all.
A portrait of guilt is hung on the wall.
Nothing is wrong, nothing is right.
Donald and Lydia made love that night.
(Spoken:)
Love
The made love in the mountains, they made love in the streams,
They made love in the valleys, they made love in their dreams.
But when they were finished there was nothing to say,
'Cause mostly they made love from ten miles away.
Repeat Chorus
http://www.youtube.com/watch?v=8qNvza2qmLs&mode=relat...=
Et si vous en avez envie, ce dont je ne doute pas, vous pouvez aussi aller voir et entendre Peter Rowan chanter "Land of the Navajo" chez l'ami Patrick.
06:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : John Prine
23.07.2007
The Bluegrass Album Band
BLUEGRASS
Pour ceux qui ne connaissent pas cette forme musicale, voici un exemple de ce qui se fait de mieux. Un supergroupe composé principalement de Tony Rice (guitare et voix), Doyle Lawson (mandoline et voix), J.D. Crowe (banjo et voix), Jerry Douglas (dobro et voix).
Il ont publié ensemble 6 albums intitulés "The Bluegrass Album", "The Bluegrasss Album vol. 2", etc., d'où le nom qui leur est couramment donné: "The Bluegrass Album Band"
http://www.youtube.com/watch?v=q1V4M8Bh-b8
Le titre interprété s'intitule en fait "Age". Il est l'œuvre de Jim Croce, auteur-compositeur et chanteur, malheureusement un peu oublié, qui a trouvé la mort dans un accident d'avion en 1973. Jim Croce avait connu un petit succès chez nous avec "You don't mess around with Jim" puis "Bad, bad Leroy Brown" (repris en Français par Sylvie Vartan).
I've been up and down and around and 'round and back again
I've been so many places I can't remember where or when
And my only boss was the clock on the wall and my only friend
Never really was a friend at all
I've traded love for pennies, sold my soul for less
Lost my ideals in that long tunnel of time
I've turned inside out and around about and back and then
Found myself right back where I started again
Once I had myself a million, now I've only got a dime
The diff'rence don't seem quite as bad today
With a nickel or a million, I was searching all the time
For something that I never lost or left behind
I've traded love for pennies, sold my soul for less
Lost my ideals in that long tunnel of time
I've turned inside out and around about and back and then
Found myself right back where I started again
And now I'm in my second circle and I'm headin' for the top
I've learned a lot of things along the way
I'll be careful while I'm climbin' 'cause it hurts a lot to drop
When your down nobody gives a damn anyway
I've traded love for pennies, sold my soul for less
Lost my ideals in that long tunnel of time
I've turned inside out and around about and back and then
Found myself right back where I started again
10:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Bluegrass
20.07.2007
L'album perdu
ERIC ANDERSEN: STAGES - THE LOST ALBUM
Dernier volet (pour l'instant) de la série consacrée à Eric Andersen. Lors de son concert parisien de la semaine dernière, il a annoncé sa chanson "Woman She Was Gentle" comme faisant partie de son album "Stages". Pour l'occasion, il avait bénéficié de la participation vocale de Joan Baez. (À l'époque, de retour du Vietnam où elle menait sa croisade contre la guerre, elle avait offert cette collaboration en cadeau d'anniversaire à Eric).
Mais ce disque a une histoire, une histoire tragique.
Depuis 1965 et "Today Is The Highway", Eric était à la recherche d'une véritable reconnaissance, celle qu'auraient dû lui valoir des titres comme "Violets Of Dawn", "Thirsty Boots" ou "Close The Door Lightly When You Go", que leur beauté intemporelle fait résonner aujourd'hui comme il y a 40 ans. Après sa période "Vanguard" conclue par le nashvillien "A Country Dream", Eric publia 2 albums "Avalanche" et "Eric Andersen" qui, malgré leur qualité, ne rencontrèrent qu'un succès marginal.
Et puis, en 1972, il y eut "Blue River" avec des titres comme "Faithful", "Is It Really Love At All", "Sheila" ou "Blue River" qui marquèrent un début de célébrité, lui valant d'être rangé aux côtés de gens comme Jackson Browne, Joni Mitchell (qui participe au disque) ou James Taylor. Les critiques furent unanimes et chacun considérait (Lenny Kaye notamment) qu'Eric avait franchi le pas qui jusque-là le séparait de la renommée.
Eric se remit donc au travail et, en novembre 1972, repartit pour Nashville afin d'enregistrer un nouveau disque et ainsi concrétiser l'espoir généré par "Blue River". Le groupe réuni était constitué de la fine fleur des lieux (David Briggs, Pete Drake, Kenny Malone et quelques autres) ainsi que d'invités de marque comme Joan Baez ou Leon Russell. L'inspiration était là et 9 titres furent enregistrés jusqu'en février 1973. Les mixages furent réalisés, les photos de pochettes réalisées, et le résultat final combla Eric qui avait conscience d'avoir réalisé son chef d'œuvre.
Parenthèse: pour ma part, j'ai vraiment découvert la discographie d'Eric Andersen à partir de 1975 et de la sortie de "Be True To You". J'ai donc cherché à me procurer l'ensemble de ses disques, ce qui ne fut pas difficile. 2 exceptions: "Avalanche" que mon ami Philippe me dégotta quelques années plus tard d'occasion et en import italien (thanx again Phil), et "Stages", dûment référencé chez Columbia mais apparemment épuisé et introuvable même en collector.
Ce ne fut que beaucoup plus tard, en 1991, que je connus enfin l'horrible vérité. Eric déclara, à propos de son début de carrière et en particulier de "Stages": "I've made every wrong turn. I've had every bad luck that can happen. So I'm ready for the good luck".
L'album était donc terminé, promis au succès. Il restait à envoyer les bandes à New York: 30 boîtes de bandes multipistes et 10 boîtes de bandes mixées en 2 pistes. Et l'impossible se produisit. Alors qu'Eric était assis dans un bureau de Columbia Records à New York, un membre de la firme l'informa qu'il venait de recevoir un coup de fil: "Les bandes ont été perdues. Nous n'avons plus rien. Il n'y a plus d'album".
Columbia était en pleine tourmente, pour d'autres raisons, le directeur, Clive Davies, avait été viré, on allait de réorganisation en restructuration (déjà) et personne ne chercha vraiment a savoir ce qui s'était passé. Les bandes avaient-elles été envoyées, étaient-elles arrivées à New York? Personne n'avait la réponse, personne ne voulait la chercher.
Ce fut un traumastisme pour Eric qui suivit Clive Davies chez Arista, compagnie que Davies venait de fonder. Il réenregistra 6 des titres de "Stages" pour "Be True To You", mais l'état de grâce était terminé. "Du point de vue de ma carrière, je savais que c'était un désastre", dit Eric, "J'ai réenregistré certains titres mais, bien sûr, ce n'était plus pareil. Ce n'était plus le feeling du moment". Et c'était aussi le moment où les "singers-songwriters" passèrent de mode, il n'y avait plus de place pour un artiste de l'élégance et de la classe d'Eric Andersen à la fin des seventies.
Et le temps s'écoula. Eric partit vivre en Europe, se remaria, eut 4 enfant, sortit 2 albums et une B.O.F. confidentiellement. Et je continuais à attendre son prochain album.
Le vent tourna à la fin des années 80. L'émergence d'artistes comme Tracy Chapman ou Suzanne Vega redonna un public à cette musique folk, aux qualités littéraires, qui était la marque de fabrique d'Eric Andersen. En 1988, Vanguard publia une compilation, "The Best of Eric Andersen", Columbia réédita "Blue River" et, mieux encore, Gold Castle Records fit paraître un nouvel album "Ghosts Upon The Road" qui démontra à quel point le temps avait bonifié les qualités artistiques de notre ami.
Chez Columbia / Sony, un label spécialisé dans les rééditions, Legacy, avait été créé. Une productrice maison, Amy Herot, entendit parler, au moment de la réédition de "Blue River", du destin de "Stages". Elle se lança alors dans une enquête, à la manière d'une détective, dans les caves de Columbia à partir de février 1987. Sans succès pendant longtemps. Finalement, le 30 octobre 1989, Amy reçut un appel de Mark Wilder, un ingénieur des studios Columbia à New York qui l'informa que 40 boîtes de bandes d'Eric Andersen avaient été retrouvées. Amy comprit qu'il s'agissait des bandes perdues de "Stages" et faxa immédiatement la nouvelle à Eric qui était à Tokyo à ce moment: "Eric - Nous avons trouvé ce que tu cherchais! (Tout!)!!!!".
Nul ne sait ce qu'il était advenu des boîtes pendant plus de 16 ans. Vraisemblablement n'avaient-elles été envoyées de Nashville que vers le milieu des années 80, au moment ou un destockage avait eu lieu à Nashville. Le plus étonnant est que les bandes aient été retrouvées si longtemps après, tout simplement, parce qu'elles n'avaient jamais été encodées dans le système informatique. Eric était très excité par la nouvelle. C'était comme s'il avait retrouvé un morceau perdu de lui-même.
Il avait conscience d'avoir écrit quelques un de ses meilleurs titres pour "Stages". Le fait de réentendre enfin son album perdu le conforta dans ce qu'il ressentait. "Woman She Was Gentle" "Moonchild River Song", "It's Been A Long Time" ou "Time Runs Like A Freight Train" font partie de ses classiques, de ces œuvres qu'on ne peut pas dater parce qu'elles ont une qualité qui défie le temps.
Les 9 titres originels furent remixés et remasterisés par le producteur d'origine, Norbert Putnam. Eric décida d'y ajouter 3 nouveaux titres ainsi que "Dream To Rimbaud", enregistré à l'époque de "Blue River". Et "Stages", devenu "Stages: The Lost Album", fut enfin publié.
Bien sûr, 18 ans s'étaient écoulés. La carrière d'Eric eut sans doute été autre si ces bandes avaient suivi le destin qui aurait dû être le leur. Mais pour ceux qui aimaient l'artiste, ce disque fut en 1991 un véritable cadeau. Et quand on le voit aujourd'hui, quand on l'entend chanter avec le même bonheur, avec la même simplicité qu'à ses débuts, on se dit que, finalement, le destin, malgré tout, n'a pas été si mauvais pour Eric.
16:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Eric Andersen, Stages, Lost Album
16.07.2007
Les yeux de l'immigrant
ERIC ANDERSEN à la POMME D'ÈVE - 12 juillet 2007
Qulques mois après notre dernière visite (précisément le 18 février pour Mark Erelli et Hayes Carll), nous retrouvions le temple de la culture et de la bière sud-africaines, la Pomme d'Ève. Avec une nouveauté, la présence de Calaure qui faisait baisser la moyenne d'âge du public composé majoritairement d'alertes quinquagénaires!
Cette soirée se présentait sous les meilleurs auspices: la température était douce, le stationnement facile aux portes du Panthéon et les dernières timides larmes du ciel promettaient des lendemains ensoleillés.
L'essentiel était cependant le programme, qui se résumait à un nom, celui non pas d'une star mais d'une légende du folk: ERIC ANDERSEN.
Eric fut sans doute l'un des plus mésestimés du mouvement folk des sixties: trop gentil? pas assez politique et contestataire? trop troubadour? trop poète? Peu importent les causes, il n'a pas eu la gloire qu'auraient pu lui valoir ses 5 disques de l'époque chez Vanguard (et notamment les 2 versions de "'Bout Changes & Things").
Personnellement, je ne l'ai découvert que beaucoup plus tard, vers le milieu des années 70. Auparavant, je ne connaissais vraiment de lui qu'un titre "Close The Door Lightly When You Go", interprété par Ian Matthews et par les Dillards. Mais quel titre!
Aujourd'hui, Eric a 64 ans et une longue carrière derrière lui (son premier album, "Today is the Highway" date de 1965). Son dernier CD, qui vient de paraître, est un album de blues live, "Blue Rain", enregistré en 2006 en Norvège avec un groupe de ce pays, qui est celui des ses ancêtres.
Quelques minutes d'attente au coin de la rue Laplace, soundcheck oblige. Le plaisir de retrouver Hervé et son sourire communicatif, le temps de régler quelques formalités (vous pouvez vous aussi adhérer à Acoustic in Paris) et la porte s'ouvrait vers le ventre musical de Paris.
Deux gaillards en noir étaient sur la miniscule scène, en compagnie d'une jeune femme: Stan Noubard Pacha, Eric Andersen et sa jeune épouse, Inge. Ils semblaient là chez eux, Eric surtout qui plaçait à droite et à gauche différents objets: capodastre, médiator, verre d'eau,... La set-list était scotchée sur le vieux piano, invité permanent des lieux. Encore quelques minutes d'attente, Eric repart s'accouder au bar et, enfin (et à l'heure), Stan et Eric remontent sur scène. Hervé présente Stan, guitariste de blues et de talent et annonce celui que l'on ne présente plus. "Ce soir, l'ambiance sera sans doute plus blues que folk".
C'est pourtant un classique du folk "The other side of this life" (de Fred Neil, le regretté mais immortel auteur de "Everybody's Talking") qui ouvre le programme (comme il ouvre le disque "Blue Rain Live"). Tout de suite, on se rend compte que les guitares seront reines. Les délicats arpèges d'Eric sont joliment enluminés par le jeu plus électrique de Stan qui se fend très vite dun solo. On remarque l'attention que porte Stan au jeu d'Eric. Quant à ce dernier, on devine qu'il laissera à son partenaire d'un soir toute la place que son talent mérite. Même ambiance sur le morceau suivant, "Trouble in Paris", extrait de "Ghosts upon the Road". C'est l'occasion d'évoquer Paris et l'attachement d'Eric à cette ville, et à ce lieu (Eric vient pour la troisième année consécutive). "Belgian Bar" est également extrait de "Ghosts" mais l'ambiance est différente, le jeu de guitare, quoiqu'acoustique, est plus rock. Les artistes sont chauds, les spectateurs aussi!
C'est le moment de placer un blues: "The Blues Keep Fallin' Like The Rain" qui remonte à "Be True To You". Stan joue sur son terrain, et le démontre. Puis vient le tour de "Runaway", extrait de "Beat Avenue", et d'une reprise "Shame, Shame, Shame" de Jimmy Reed (titre présent sur "Blue Rain").
Eric nout redit son plaisir d'être là, nous répète à quel point il se sent "at home" à la Pomme d'Ève, avec un public de vrais passionnés. Nulle flagornerie dans ces propos: le plaisir se lit dans les yeux de ce grand jeune homme, un peu gauche, de 64 ans.
Eric passe au piano, il faut déplacer quelques objets sur la petite scène, passer le fil du micro. Eric évoque Fred Neil (je n'ai pas bien saisi ses propos) pour introduire le morceau suivant: "Don't It Make You Wanna Sing The Blues". Tout un programme. Stan tente bien de placer quelques notes, mais laisse finalement Eric se débrouiller seul avec son piano. C'est le retour à la guitare et à un autre blues, annoncé comme un "old barnayard song", "Blue Rockin' Chair" extrait de "Beat Avenue" comme le dernier morceau du premier set, "Before Everything Changed".
Eric annonce le break, chacun peut aller boire un coup, éventuellement acheter quelques CD (il s'émerveille du fait que son public connaît mieux ses disques que lui) et annonce un invité surprise pour la seconde partie. En fait, beaucoup avaient deviné que l'invité serait une invitée.
C'est en effet à trois que le programme se poursuit. Inge a rejoint sur scène celui qu'elle a épousé récemment.
Pour moi, voir et entendre Eric était un rêve. J'avais un autre rêve, qu'il interprète "Close The Door Lightly When You Go", une de mes chansons favorites, toutes époques et tous interprètes confondus (au même titre que "Blue Umbrella" de John Prine ou "Vincent" de Don McLean). J'avais oublié que Mr. Andersen interprétait également "Last Thing On My Mind" de Tom Paxton (il l'avait enregistrée sur le premier album en trio avec Rick Danko et Jonas Fjeld). Et c'est par cette merveilleuse ballade, qui est également au sommet de mon hit-parade personnel, qu'il a attaqué le second set. Inge plaçait ses harmonies sans être envahissante, Stan démontrait joliment qu'il était bien plus qu'un bluesman. Bref, la suite s'annonçait belle.
Que dire alors quand survinrent les premières notes de "Close The Door...". Cette chanson d'amour perdu remonte à 1966 et à "'Bout Changes & Things" et elle opère toujours sur moi le même effet magique. Tout autre commentaire serait superfétatoire.
Viennent ensuite deux titres plus "rhytmés": "Foghorn" (de "Memory of the Future") et "One More Shot" (de "Danko / Fjeld / Andersen"). Ce titre, inspiré par l'histoire de Frank & Jesse James, assez violent dans son interprétation, a été écrit par Paul Kennerley, monsieur Emmylou Harris. Il figurait à l'origine sur l'opéra-country "The Legend of Jesse James" de Paul Kennerley, paru en 1980, avec au générique Levon Helm du Band (qui chantait "One More Shot"), Johnny Cash, Emmylou Harris, Charlie Daniels, Rodney Crowell, Rosanne Cash, Albert Lee... En présentant ce morceau, Eric a évoqué 2 truands américains d'aujourd'hui, bien moins sympathiques: George Bush et Dick Chenney.
Retour au piano pour un "Blue River" d'anthologie. Ce titre, qui a donné son nom à un album en 1972 fut également repris sur "Danko / Fjeld / Andersen"). "Parfois, au piano, je me prends pour Ray Charles", dit Eric avant d'annoncer le morceau suivant (toujours au piano) "Driftin' Away", co-écrit avec son regretté ami (et Norvégien d'origine comme lui) Rick Danko (titre tiré du premier album du trio précité).
Tonalité différente ensuite et ambiance Velvet Underground avec "You Can't Relive The Past" (de l'album du même nom), co-écrit avec Lou Reed. C'est l'occasion d'un échange avec le public et d'évoquer le passage de Lou à Paris pour jouer sur scène son spectacle "Berlin" (25 personnes présentes sur la scène, donc peu de chance de le voir à La Pomme!). Les guitares sont plus lourdes... Et nos trois artistes, fatigués, quittent la scène... et ne se font pas trop prier pour un rappel, un grand sourire sur le visage.
C'est d'abord "Woman She Was Gentle", primitivement publié sur "Be True To You" en 1975 mais d'abord enregistré pour "Stages", l'album perdu (il faudra que je vous narre l'histoire tragique de ce disque) en 1972 avec la voix de Joan Baez. La magie est toujours là, et ne faiblit pas pour le dernier titre, le superbe "Moonchild River Song" (de "Be True To You" et "Stages").
Dernier titre? Pas tout à fait... Les trois se font prier un peu plus longtemps, boivent un verre, et reviennent pour "Thirsty Boots", l'un des classiques indémodables d'Eric Andersen (sur "'Bout Changes & Things" à l'origine), toujours une grand claque plus de 40 ans après.
C'est l'heure de se quitter. Les spectateurs disent merci à l'Artiste. L'Artiste, modeste toujours, dit merci à "son" public (mais aussi à Hervé, à George, à la technique...), chacun, individuellement a un petit mot en passant. Inge regarde son grand homme avec amour.
Avez-vous compris que j'avais passé une belle soirée? J'ai vu et entendu une légende qui restait humble, un homme heureux de partager sa passion. J'ai découvert Stan Noubard Pacha, un guitariste que je ne connaissais pas et qui tout au long de la soirée à démontré sa capacité à s'adapter en permanence à quelqu'un avec qui il ne joue pas tous les jours. Il y avait une vraie complicité entre ces deux-là, et le respect était réciproque.
Et il y avait des sourires partout...
(Pour plus de photos, vous pouvez cliquer ici.)
17:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : Eric Andersen, Folk, Acoustic in Paris, La Pomme d'Eve
15.07.2007
Prochainement...
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ERIC ANDERSEN à la Pomme d'Ève


09:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Eric Andersen, la Pomme d'Eve, Acoustic in Paris, Folk
04.07.2007
Les mouquetaires du folk, 40 ans après
Que sont mes amis devenus / Que j'avais de si près tenus / Et tant aimés / Ils ont été trop clairsemés / Le vent je crois les a ôtés / L'amour est morte (Rutebeuf)
La renaissance du folk américain au cours des années 60, dans le sillage de Robert Zimmermann, a vu l'émergence d'un grand nombre d'artistes se réclamant de ce grand mouvement, souvent protestataire. Greenwich Village et ses nombreux clubs, ses concerts de rue, fut l'épicentre de ce séisme musical. Certains des folksingers sont encore là, d'autres sont tombés dans l'anonymat et trop nombreux sont ceux qui nous ont quittés prématurément, victimes du fait qu'ils avaient trop "mal aux autres".
L'un des survivants, toujours actif et gaillard bien qu'ayant dépassé le cap de la soixantaine, est ERIC ANDERSEN qui se produira, je le rappelle, le 12 juillet prochain en notre caveau parisien préféré.
Eric a écrit et interprété quelques titres qui ont marqué leur époque, il a aussi cotoyé tous ces artistes qu'il ne veut pas voir sombrer dans l'oubli. Il avait interprété dans son précédent album studio un titre-fleuve, "Beat Avenue" qui est un véritable reportage sur cette époque révolue.
Il a souhaité aller plus loin en publiant 2 albums de reprises de ses compagnons d'armes des sixties sous le titre générique de "Great American Song Series".
Le volume 1, "The Street Was Always There" est paru en 2004. En plus de 2 de ses propres compositions ("Waves Of Freedom" et "The Street Was Always There") réenregistrées pour l'occasion, Mr. Andersen met à l'honneur Fred Neil (l'auteur de "Everybody's Talking") avec "Little Bit Of Rain" et "The Other Side Of Life"; David Blue avec "These 23 Days In September" (l'album du même nom vient d'être réédité par Wounded Bird Records ainsi que "Me, S. David Cohen"); Buffy Sainte-Marie et "Universal Soldier"; Peter LaFarge (dont on connaît surtout "The Ballad Of Ira Hayes") avec "Johnny Half-Breed"; Phil Ochs pour "I Ain't Marching Anymore" et "White Boots Marching In A Yellow Land"; Paul Siebel et sa "Louise"; Tim Hardin (dont chacun connaît "If I Were A Carpenter" ou "Hang On To A Dream") avec "Misty Roses"; Patrick Sky et "Many A Mile"; et, bien sûr, Maître Bob Dylan est à l'honneur avec "A Hard Rain's A-Gonna Fall". On peut remarquer que les Indiens, trop souvent oubliés, sont ici bien présents avec Patrick Sky, Buffy Sainte-Marie et Peter LaFarge. Force est de noter que les survivants sont rares et, si l'on excepte Dylan et Andersen, les autres sont soit quasiment retirés des affaires (Patrick Sky et Paul Siebel), soit loin des sentiers de la gloire (Buffy Sainte-Marie). Quelques invités sont là comme Patrick Sky à la cornemuse, John Sebastian à l'harmonica, Happy Traum à la guitare ou - plus surprenant - Wyclef Jean qui vient prêter sa voix.
Le volume 2, "Waves", a été publié en 2005. Le principe est le même, 3 titres du maître de cérémonie ("Today Is The Highway", "Hymn Of Waves" et "Thirsty Boots") et quelques reprises. Bob Dylan ("John Brown"), Fred Neil ("I've Got A Secret") et Phil Ochs ("Changes") sont encore là pour cette seconde fournée. On rencontre encore 2 grands disparus: Tim Buckley ("Once I Was") et Richard Fariña (avec le sublime "Bold Marauder"). Et puis, quand même, quelques (sur)vivants: Lou Reed ("Pale Blue Eyes" du Velvet Underground), Tom Paxton ("Ramblin' Boy"), Happy Traum ("Golden Bird"), Tom Rush ("On The Road Again") et John Sebastian avec "Coconut Grove". Le choix est plus éclectique et, parmi les invités, on croise sur "Thirsty Boots" Judy Collins, Arlo Guthrie et Tom Rush.
Ces deux disques sont l'œuvre d'un fan respectueux doublé d'un ami, pas celle d'un simple archiviste. Voici ce qu'Eric écrivait dans les notes du livret de "The Street Was Always There": "Mon but ici est de chanter les artistes que j'ai connus et mon désir est que cet enregistrement les conserve aussi frais et nouveaux que lorsque je les ais entendus pour la première fois dans les rues et les clubs du Village. Nous avons pu perdre les personnes avec le temps mais nous n'avons jamais perdu la musique et j'espère que nous avons pu faire passer la signification et le feeling qu'il était dans l'intention des auteurs et chanteurs de transmettre".
Pari gagné, monsieur Andersen...
Eric Andersen vient de publier un album "Blue Rain - Live", enregistré en public au pays de ses ancêtres, la Norvège, en 2006, accompagné de musiciens du cru. Cet enregistrement met en valeur l'aspect blues qui a toujours été une des sources d'inspiration principales des folksingers des sixties.
Pauvres sens et pauvre mémoire / M'a Dieu donné le roi de gloire / Et pauvres rentes / ... / Ce sont amis que vent emporte / Et il ventait devant ma porte / Les emporta / L'espérance de lendemain / Ce sont mes fêtes
17:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Eric Andersen, folk, Greenwich Village, Sixties
Consensus sur le Pré
The Special Consensus
Dans le cadre du Festival des Musiques d'Ici et d'Ailleurs organisé chaque été à Châlons en Champagne, chacun peut trouver son bonheur tant la programmation est éclectique.
Le festival (du 30 juin au 14 août cette année) permettra aux Marnais de découvrir, le 20 juillet, Pura Fé, une grande dame trop méconnue. Artiste engagée et spirituelle, elle appartient à la tribu Tuscarora de la nation Indienne en Amérique du Nord et exprime à travers sa musique l'influence, trop souvent ignorée, des Amérindiens sur le blues.
Les amateurs de country music et de bluegrass (qui avaient pu découvrir Ronnie Bowman en 2006) bénéficieront ce soir de la présence du groupe The Special Consensus qui se produira à St Martin sur le Pré, commune limitrophe. C'est un concert gratuit et en plein air (j'espère que la météo sera plus favorable qu'hier!) qui permettra de découvrir ce groupe plus que trentenaire.
The Special consensus fut en effet fondé en 1975 par le joueur de banjo 5 cordes Greg Cahill qui reste le seul membre original. En 2007, ce groupe est composé de Greg Cahill (banjo et voix), Ron Spears (mandoline et voix), Justin Carbone (guitare et voix) et David Thomas (basse et voix).
The Special Consensus n'est peut-être pas le plus original du genre, mais son professionnalisme est le gage d'un spectacle réussi. Son répertoire oscille entre tradition et modernité, entre bluegrass classique et newgrass aux parfums de jazz. Pour preuve, la reprise de "Blue Skies", standard écrit par Irving Berlin (l'immortel auteur compositeur de "White Christmas"), qui va plus chercher du côté de Tony Rice ou David Grisman que de Bill Monroe.
Vous pouvez découvrir The Special Consensus en écoutant son dernier album (ce doit être le treizième du groupe), "The Trail Of Aching Hearts", publié cette année chez Pinecastle.
09:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bluegrass, special consensus
02.07.2007
Le jazz aussi
Improjazz
Depuis que je me suis lancé dans l'aventure bloguesque, il y a 17 mois maintenant, j'ai souvent parlé de musique, de la musique que j'aime et que j'écoute essentiellement.
Mais au-delà des frontières et des étiquettes, il est important de parler des gens qui font vivre la musique et la font découvrir aux autres, par simple passion, sans recherche d'un quelconque intérêt ou profit.
J'ai ainsi souvent évoqué Hervé et son association Acoustic in Paris. Aujourd'hui, je vous invite à rendre visite à Philippe et à son association Improjazz, qui édite d'ailleurs un magazine du même nom.
Philippe est au jazz anglais ce qu'Hervé est au folk américain. Je suis sûr d'ailleurs que les deux auraient grand plaisir à se rencontrer.
Mais si Hervé est un ami récent (Hervé, tu veux bien que je te considère comme un ami?), Philippe et moi nous connaissons depuis 1957 et le cours préparatoire, à Verdun!
L'un comme l'autre m'ont fait découvrir beaucoup de choses et je leur en saurai toujours gré.
Alors vite, allez rendre visite à Philippe.
Et n'oubliez pas Hervé qui nous a encore concocté un programme de paradis pour le second semestre, avec tout d'abord le légendaire Eric Andersen le 12 juillet.
PS: un nouveau disque de Ben Weaver, "Paper Sky" est sorti en mai dans la discrétion chez Glitterhouse (label allemand). Ce troubadour de 27 ans, qui se situe quelque part entre Greg Brown et Tom Waits (mais avec sa propre personnalité) a tout d'un grand. Ne le manquez pas...
09:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : folk, jazz










