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Musique - Page 2

  • Woodstock en Meuse

    Le festival des Granges

    Cela se passe à Laimont, non loin de Bar le Duc, dans la Meuse. Ce département ne se contente pas d'être l'un des plus beaux de France, il présente des surprises à chacun de ses détours. Et pour ceux qui s'imaginent qu'on n'y rencontre que des cimetières, ces trois soirées (27, 28 et 29 août) du 6ème Festival des Granges constituent un joyeux démenti.

    Dans un cadre verdoyant et convivial, Fanny et Pascal nous ont proposé un programme d'une grande qualité et d'une grande diversité, débutant le jeudi par la "soirée grange", dont le nom dit bien ce qu'elle est. Mais une grange avec tout le confort, et même un bar, bien utile à cette époque. Elle devrait d'ailleurs prochainement accueillir d'autres manisfestations. À suivre...

    Le premier invité était Jason Hakin, songwriter canadien, très marqué par la pop anglaise (Beatles, Kinks...). Il n'a pas hésité à laisser tomber appartement et travail pour promouvoir son premier album dans son pays natal mais aussi en Angleterre ou en France. Accompagné par Clément Lucas (percussions, harmonies et scie musicale), il a donné le ton de ces trois soirées: la qualité mais aussi la connivence entre les artistes et un public conquis et chaleureux.

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    Ce fut ensuite le tour de Guillaume Ledoux, échappé (temporairement) de Blankass avec son compère Cédric Milard aux claviers. Une bonne surprise que ce duo qui inaugurait une nouvelle formule et craignait un peu la réaction du public. Ses textes souvent humanistes, méritaient l'écoute attentive qui leur a été accordée par les quelques privilégiés qui étaient présents. On eut même droit à une reprise de "King's Highway" de Tom Petty. Les sourires, à la fin du set, en disaient long sur la réussite de l'entreprise.

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    Le grand choc de la soirée a pour nom Don Ross. Ce guitariste canadien, aux allures de Nounours sympathique, nous a offert un numero hallucinant de virtuosité. Ce qu'il fait avec une guitare acoustique (et de faux ongles, qui furent l'objet d'une savoureuse anecdote, à la main droite) est impossible à imaginer. Pour ne rien gâter, il chante parfois, et bien. Et tout cela avec une gentillesse et un sens de l'humour (bilingue) qui lui ont permis de mettre tout le monde dans sa poche. Son numéro, avec une pédale wah-wah (et une guitare qui est, je le rappelle, coustique), sur le titre "Dracula and Friends, Part 1" m'a particulièrement marqué. Et chacun aurait voulu que la nuit se prolonge.

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    Vendredi, première soirée chapiteau. Ouverture par Coline Malice, jeune chanteuse belge (qui vit une partie du temps à Clermont-Ferrand). Accompagnée d'Antoine Quinet (claviériste reconverti pour l'occasion à la guitare), elle nous a proposé, au son de son accordéon, un spectacle tout en douceur qui aurait sans doute encore mieux trouvé sa place dans la grange où il était d'ailleurs initialement prévu.

    Krystle Warren a été pour moi la seule petite déception de la soirée, expliquée peut-être en partie par la fatigue (la mienne). Cette jeune américaine de Kansas City, à l'allure androgyne , songwriter de son état, élevée à l'école du métro, et qui évolue dans un registre soul-rock, ne m'a pas emballé sur scène comme elle l'avait fait avec son album "Circles". Ni les mélodies, ni le jeu de guitare ne m'ont séduit. Le groupe (The Faculty) qui la met si bien en valeur sur l'album faisait défaut ce soir-là. Et je n'ai pas réellement aimé la reprise (en rappel) de la chanson des Beatles "Eleanor Rigby". Ce type d'exercice, difficile quand on veut s'éloigner du modèle, est peut-être réservé à des gens de la stature d'Otis Redding ou de Ray Charles. Mais, dans l'ensemble, la réaction du public a été enthousiaste. C'est donc moi, sans doute, qui n'ai pas su apprécier.

    Je parlerai peu de Titi Robin est de ses deux accompagnateurs car je n'ai vu que le début de son set (la fatigue, encore, et un départ prématuré). Mais l'échantillon est prometteur. Cet artiste à part évolue dans un univers qui ne l'est pas moins, quelque part entre musique orientale et musique gitane. Titi Robin habite sa musique et mérite d'être découvert davantage. Un bel exemple de passion.

    Le festival s'est terminé par un vrai feu d'artifice le samedi soir. 3 artistes, 3 grands et beaux moments.

    Le premier à prendre la scène fur Amar Sundy, un nom pour moi, rien de plus. En l'espace d'une heure il a conquis tout le monde par son "blues touareg", chantant alternativement dans sa langue maternelle ou en Anglais. L'influence du blues de Chicago (où il a vécu), celle de la culture de son peuple mais aussi celle de la France, où il vit, donnent un résultat de très haut niveau. Et que dire de son interprétation de "Stormy Monday" de T-Bone Walker où son talent de guitariste a littéralement explosé? Ce n'est pas Tony, un spécialiste de la 6 cordes qui me démentira. Et les musiciens qui l'accompagnaient étaient tous au même (haut) niveau.

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    Sapho, qui venait ensuite, constituait pour moi une une inconnue, une inquiétude aussi. Ce soir-là, elle chantait Léo Ferré sur des rhythmes de flamenco, accompagnée d'un guitariste (Vicente Almaraz) et d'un percussionniste (Alyss). Son côté théâtral et sa présence scénique mis au service de la musique de Ferré et de textes d'Aragon, Baudelaire ou Caussimon ont trés vite mis tous les spectateurs de son côté. Elle était morte de trac en montant sur scène mais lorsqu'elle en est partie, après une double interprétation de l'éternel "Avec le temps", en Français et en Marocain (Sapho est Franco-Marocaine), son visage n'était plus que sourire. Et quel plaisir d'entendre la langue française dans ce qu'elle a de plus beau, interprétée d'une si jolie manière.

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    Et puis le rideau est tombé avec Elliott Murphy et les Normandy All-Stars (Olivier Durand à la guitare, Laurent Pardo à la basse, Alan Fatras à la batterie). Elliott Murphy, pour moi, c'est une histoire qui remonte à plus de 30 ans, à l'époque de ses débuts. Ce fut un show haute énergie avec notre Elliott, de retour à Laimont, bondissant comme jamais, à 60 ans. Le chapiteau était bondé, tout le monde était debout, et beaucoup de grands morceaux du répertoire du plus Français des New-Yorkais ont été interprétés, entrecoupés par un "I Want You" de Bob Dylan" ou un "Gloria" de Them (Gloria qui, pour la circonstance, venait apporter de la quiche Lorraine - en Français dans le texte - à Mister Murphy). Et puis les deux guitaristes ont débranché leurs intruments, sont venus au bord de la scène, et nous ont offert un "Anastasia" bouleversant de beauté et d'émotion. Elliott, Olivier (à la slide guitare) et les deux autres pour quelques harmonies, j'aurais voulu arrêter le temps. Deux titres de plus, "unplugged" eux aussi, et c'était déjà l'heure de se quitter. Et les musiciens avaient le même sourire heureux que le public.
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    L'heure de reprendre la route, déjà, après ces trois soirées magiques. Et déjà l'envie de revenir, pour la septième édition, n'est-ce pas, Fanny et Pascal?
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  • Neal aux deux visages

    Neal Casal et Hazy Malaze

    On ne présente plus Neal Casal. Je vais le faire néanmoins, rapidement. Ce songwriter américain est né en 1968 dans le New Jersey. Très tôt, il baigne dans la musique et la découverte des Rolling Stones va provoquer en lui une fascination pour la musique rock.

    Pendant ses jeunes années, il voyage beaucoup avec sa famille, déménageant aux quatre coins des USA, ce qui lui permet de découvrir les grands espaces qui seront une autre influence majeure pour sa musique.

    À l'occasion de la sortie de "Basement Dreams", en 1998, il sera présenté comme quelqu'un qui se situe entre Gram Parsons et les Rolling Stones. Il a produit en tout une dizaine d'albums en solo, deux en duo (avec Kenny Roby puis avec Shannon McNally) et deux avec son groupe rock-blues Hazy Malaze. Paralléllement, il joue aussi les sidemen de luxe ne qualité de guitariste au sein des Cardinals de Ryan Adams.

    2009 est une année importante pour Neal qui revient tout d'abord avec un album solo, "Roots & Wings" qui, comme son nom l'indique est son album le plus "roots" depuis longtemps. Il est aussi le plus inspiré depuis "Basement Dreams". C'est un album acoustique qui a bénéficié d'une chronique 4 étoiles de la part de Sam Pierre pour Xroads #17.

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    Un échantillon de cet excellent album? Je vous propose "Keep The Peace".


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    En cet été, c'est le retour de Hazy Malaze, trio composé de Neal Casal (guitars, Wurlizer & lead vocals), Dan Fadel (drums, percussions & vocals) et Jeff Hill (bass guitar & vocals).

    Je n'ai pas encore écouté cet album, "Connections", publié comme les précédents par l'excellent label français Fargo Records. Il est de toute évidence beaucoup plus électrique! Vous pouvez en avoir une idée en vous rendant sur le site MySpace du groupe (il suffit de cliquer sur le titre ci-dessus).

    l paraît sous forme de "Limited Edition LP Gatefold" (c'est à dire un 33 tours avec une pochette qui s'ouvre) et contient, en guise de bonus, un CD de l'album entier (soit 10 titres).

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    Un futur collector, sans doute, d'autant que son format ne le prédestine pas à surabonder dans les rayons des différents supermarchés de la musique (notez qu'il est vendu pour la modique somme de 18,00€, frais d'envois compris, sur le site Fargo Store).

     

  • Hors de danger

    Jan Baez - Gone From Danger

    Le 5 juin dernier, a eu lieu au cinéma Jean Vigo de Gennevilliers, un remarquable concert de Richard Shindell. Je vous en parlerai prochainement. Au cours de sa prestation, Richard a interprété "Reunion Hill", une chanson écrite en 1997 pour Joan Baez (et pour son propre album éponyme).

    C'est l'occasion pour moi de parler de l'album de Joan Baez "Gone From Danger" qui, en plus de "Reunion Hill" comporte 2 autres titres de Mr. Shindell: "Fishing" (extrait de l'album "Blue Divide" de 1994 et "Money For Floods" (qui figure aussi sur "Reunion Hill", l'album). Il est à noter qu'une autre ex-invitée de la Pomme d'Ève, Dar Williams, figure au générique avec 2 titres ("February", sur lequel Dar fait une apparition vocale, et "If I Wrote You"). C'est d'ailleurs par l'entremise de Dar que Joan entra en contact avec Richard. Sont également à l'honneur Sinéad Lohan ("No Mermaid" et "Who Do You Think I Am"), Betty Elders ("Crack In The Mirror") et Mark Addison ("Mercy Bound"). Un seul titre, "Lily", est (co-)composé par Joan.

    Je ne suis pas un fan inconditionnel de Joan Baez dont les prouesses vocales souvent superflues m'ont un peu énervé dans le passé mais, s'il est une chose sur laquelle on ne peut qu'être d'accord, c'est la pertinence ds ses choix pour ce qui est des songwriters dont elle a repris les œuvres. Depuis Bob Dylan, la liste est longue, et de qualité.

    "Gone From Danger" a ceci de particulier qu'il est le premier album de Joan à ne mettre en vedette que des artistes quasiment inconnus à lépoque de sa parution (23 septembre 1997). Pas de grands noms, pas de tubes, mais un bien bel album avec un impressionnant casting de musiciens et de chanteurs.

    Hélas, le label (Guardian) sur lequel le disque fut publié à l'origine connut quelques déboires, Joan se retouva sans compagnie discographique (son disque suivant, "Dark Chords On A Big Guitar" ne parut qu'en 2003) et le CD ne fréquenta les rayons des marchands de musique que de façon éphémère.

    Heureusement, Proper Records (au Royaume Uni et en distribution européenne) eut la bonne idée de souffler sur la poussière et de ressortir l'objet, plus de 11 ans plus tard. Et quel objet! Il s'agit d'une "Collectors Edition", un double CD. Bien sûr, de telles rééditions sont souvent discutables et j'en suis pas non plus un fan inconditionnel. Trop de ces publications sont remplies jusqu'à l'écœurement de titres qui n 'eussent point mérité de sortir de l'oubli.

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    Pour "Gone From Danger", ce n'est pas le cas. Le premier disque est la réédition du CD originel, ni plus, ni moins (remasterisé quand même, ce qui ne gâte rien). Le deuxième CD est constitué de la prestation de Joan pour Mountain Stage, à Charleston, West Virginia, le 11 août 1997, soit plus d'un mois avant la parution de l'album dont l'enregistrement venait de se terminer.

    La veille, Joan, en guise de tour de chauffe, s'était produite au festival folk de Newport qui l'avait révélée en 1959 et où elle n'était pas apparue depuis 1981. Le moins que l'on puisse dire, après avoir écouté ce dique bonus, c'est que la performance ne souffre pas du manque de répétitions.

    Huit des 10 titres de "Gone From Danger" sont interpétés (seuls manquent "Lily" et "Mercy Bound"). Joan (voix et guitare) est accompagnée de Kenny Greenberg (guitare), Mark Peterson (basse) et Carol Steele (percussion). Mais le vrai bonus de ce bonus, c'est la présence de Richard Shindell, Sinéad Lohan, Betty Elders et Dar Williams  sur leur propres compositions (à l'exception de "February", chanté par Joan seule avec sa guitare, en ouverture du concert).

    Les trois autres titres de cette remarquable performance sont "Long Bed From Kenya" (de et avec Betty Elders - et avec son mari Gene Elders au violon), "You're Aging Well", le bien titré (de et avec Dar Williams) et "To Ramona" (de Bob Dylan, avec Sinéad Lohan).

     Un disque à s'offrir (ou se faire offrir), assurément...

  • Jeffrey Again

    Jeffrey Foucault à Gennevilliers

    Un peu plus d'un an après son dernier passage (http://blueumbrella.hautetfort.com/archive/2008/02/23/joseph-jeffrey.html), Jeffrey Foucault, cet Américain au nom si français était de retour en région parisienne en ce mardi 12 mai. Plus de Pomme d'Ève, plus d'Acoustic in Paris cette fois. Le décor était le cinéma Jean Vigo à Gennevilliers. Depuis la mise en sommeil (qui semble hélas définitive) de l'association fondée par Hervé, Jacques Déniel a souhaité reprendre le flambeau et a déjà proposé quelques affiches intéressantes (pour information, le prochain invité sera Richard Shindell, le 5 juin prochain).

    Le concept est original puisqu'avant le concert, il est possible d'assister à la projection d'un film et de participer à un buffet préparé par "Mon Oncle" dans une ambiance d'une grande convivialité.

    Premier point positif: il est très facile de se garer aux abords du cinéma situé dans un quartier très agréable (et un grand merci au GPS qui m'a permis d'arriver les yeux presque fermés mais sans lequel je chercherais peut-être encore!). Il faisait beau et l'attente permit de retrouver quelques visages connus et sympathiques: Alain, Claude, Tony, Joël, Patrick... en attendant les autres.

    La projection de ce 12 mai était "Red, White & Blues" de Mike Figgis, film de la série des 7 films sur le thème du blues produits par Martin Scorcese. Ce documentaire est consacré au mouvement parti d'Angleterre dans les années 60 et met en scène Van Morrison, Tom Jones, Jeff Beck, Steve Winwood, Eric Clapton, Albert Lee, Chris Farlowe, Peter Green, Mick Fleetwood, Lonnie Donnegan, Chris Barber, Georgie Fame, Eric Burdon et, bien sûr, John Mayall. Des images d'archives et des interviews démontrent l'importance que ce mouvement a eue pour la reconnaissance aux USA des artistes noirs. Et le dernier survivant parmi les grands bluesmen, B.B. King, n'est pas le dernier à affirmer le rôle primordial joué par le British Blues qui a ouvert les portes à nombre d'artistes aujourd'hui légendaires.

    Ce fut ensuite l'heure du buffet, les retrouvailles avec d'autres habitués de la Pomme (Charlie, Eric...). Jeffrey était là, attablé, occasion de faire connaissance et d'échanger quelques phrases entre 2 bouchées. Il ne manquait qu'Hervé (qui avait accueilli Jeffrey la veille), quelque peu bloqué sur le périphérique...

    Puis vint l'heure du concert, un peu retardée pour permettre aux Parisiens imprévoyants de ne rien manquer. Rien à voir avec la Pomme d'Ève. Le confort est évidemment supérieur et personne, même grand, n'a de problème pour caser ses jambes. La scène est un peu plus loin du premier rang et surtout plus haute par rapport au public que dans le caveau parisien (Jeffey a d'ailleurs dit que c'était la première fois qu'il jouait "si haut" - ce qui semblait d'ailleurs lui procurer un certain plaisir). L'ambiance y est aussi un peu plus feutrée.

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    Jeffrey Foucault, armé de sa guitare, en veste et chemise à carreaux, attaqua le concert. Un premier morceau (que je n'ai pas reconnu), suffit à démontrer que l'homme était en forme. Puis vint le tour d'un bouquet de titres de John Prine avec en premier lieu "The Late John Garfield Blues". Ce titre ouvre l'album "Shoot The Moon Right Between The Eyes" (belle phrase extraite de "Clocks and Spoons") dernière publication de Mr. Foucault, entièrement consacrée aux compositions de mon songwriter favori qui, je le rappelle pour mes nouveaux lecteurs, a écrit "Quiet Man" et "Blue Umbrella". Ce dernier titre, précisément, ne figure pas sur l'album et pourtant Jeffrey l'avait enregistré (voir l'excellente inerview de Jacques-Eric Legarde et Sam Pierre dans Xroads #18). Et Jeffrey l'a chanté ce soir-là, comme pour me faire plaisir (il n'en était rien, évidemment, mais je l'en ai quand même remercié à la pause).

    Le premier set passa vite (malgré le temps consacré à désaccorder et réaccorder la guitare) et ce fut le break qui permit à Jeffrey de se ruer sur une cigarette et à nous de prendre quelques photos (dont celle de Jeffrey avec son fan-club d'adolescents - dans la tête) et l'air qui était très doux, mais aussi de converser avec l'artiste qui apprécie véritablement ces contacts.

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    Retour sur scène (ou dans les fauteuils), et toujours la même magie offerte par ce songwriter de premier plan qui se révèle aussi un interprète plus que talentueux sachant donner à chacune de ses reprises une identité nouvelle, avec son jeu de guitare à la fois fluide et dynamique et sa voix marquée par le blues.

    Je ne dresserai pas la liste des titres interprétés, que je n'ai d'ailleurs pas tous identifiés. À mon grand ravissement, je préciserai quand même que Jeffrey a chanté (avant l'ultime "encore") 7 (sept) compositions de John Prine dont 2 ne figurant pas sur "Shoot The Moon": "Blue Umbrella" et "Six O'Clock News", ainsi que "The Late John Garfield Blues", "Daddy's Little Pumpkin" (avec bottleneck), "Billy The Bum", "Mexican Home" et "Hello In There". Ce dernier titre fut d'ailleurs pour Jeffrey l'occasion de rendre un hommage à Hervé, en forme de clin d'œil puisqu'il modifia ainsi le texte: en lieu et place de "someday I go out and call up Rudy, we worked together at the factory", il chanta "someday I go out and call up Hervé, we worked together at la Pomme d'Ève (merci à Eric pour son oreille attentive).

     Il y a aussi eu "If I Had My Way", un traditionnel que Ken Foucault (Jeffrey's Dad) jouait pour son fils quand il était jeune (que Greg Brown avait aussi chanté à la Pomme d'Ève, moment pour moi inoubliable). Bien sûr, Jeff n'oublia pas ses propres compositions: "City Flower" (réclamé par la salle), "Mesa, Azizona", "Ghost Repeater", "Americans In Corduroy", "I'm Alright", "Train To Jackson", "Miles From The Lightning (A Song For Townes Van Zandt)", "Crossiing Mississippi", "Cross Of Flowers"... Et je n'oublierai pas Neil Young, mis à l'honneur lors du premier rappel avec "Campaigner" et sa fameuse phrase "even Richard Nixon has got soul...".

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    Puis Jeffrey s'assit au bord de la scène (à laquelle il accédait par un escabeau) et demanda quel dernier titre nous voulions qu'il joue. J'eus la chance de me faire entendre: "Clocks And Spoons, that's a good idea...". Ce fut donc ce morceau, le huitième de John Prine, au texte prédestiné ("What a way to end a day by turnin' out the light...") et au rythme joyeux qui sonna l'heure de la séparation non sans que échangeâmes les derniers mots de l'amitié avec l'artiste et les invités.

    Sacrée soirée, Mr. Foucault... see you soon!

    (merci à Alain pour les deux premières photos)

     

  • Songs for Laura

    Chansons pour une Maman

    Laura Purusha n'était pas une star. C'était la mère de Forest Sun (ce n'est pas un pseudonyme, il s'appelle Forest Sun Schumacher), chanteur, peintre, poète et plus que cela encore. Vous en saurez plus sur lui en vous rendant sur son site web ou sur son myspace. Sachez cependant que tout ce qu'il fait, il le fait avec talent.

    Laura est décédée, des suites d'un cancer, entourée des siens, le 17 février 2008, deux ans plus tard ce que le pronostic des médecins prévoyait.

    Forest avait décidé de demander à des amis et artistes de donner chancun une chanson afin de réaliser un CD destiné à aider le financement de la recherche contre le cancer. Le succès fut tel que deux disques ont déjà été publiés et qu'un troisième est en préparation. On peut trouver les deux premiers volumes, publiés sur le label de Forest, Painted Sun Records, chez CD Baby.

    Voici ce qu'écrivait Forest au moment de la sortie du volume 1, l'année dernière.

    "Laura left her body Feb 17th… two years later than the doctors said she had to live. She died at home as she requested. Dressed in her finest garments and jewelry, holding her lovers hand as she took her last breath. My brother and I got to spend a week with her in the hospital and say goodbye. She couldn't speak but I know she could hear. I brought my guitar and we sang her favorite songs. I played her the Songs for Laura CD everyday. She is a courageous and beautiful and powerful being... and she will be missed.

    Songs for Laura is available at http://cdbaby.com/cd/songsforlaura

    I am immensely grateful to the nineteen artists who donated songs to help raise funds for cancer treatment - Sean Hayes, ALO, Brett Dennen, Shane Alexander, Matt The Electrician, Beth Waters, Tom Freund, Danny Schmidt, AJ Roach, Anais Mitchell, Alex Goldfarb, Devon Sproule, Paul Curreri, Gavin Glass, Four Year Bender, The Mammals, Elam Blackman and Libby Kirkpatrick.

    It's a wonderful compilation that I know you will love and all the proceeds go to a worthy cause. My gratitude also for everyone's love and support in the last few years as my mom fought on.

    There were so many great musicians willing to give their music for this project that there will be more Volumes to follow. There will be concerts with the artists involved this year as well... I'll let you know. thank you for your care".
    Forest

    Indépendamment de la cause défendue, qui est noble, ces compilations permettent de découvrir un certain nombre d'artistes, tous plus intéressants et talentueux les uns que les autres. Quelques-uns ont été présentés sur ce blog, d'autres (parfois les mêmes) ont été les invités d'Acoustic in Paris, beaucoup ont vu leurs disques chroniqués par Xroads, mais tous méritent d'être entendus.

    Voici le détail des ces deux superbes albums:

    Songs For Laura Volume One
    "Flowering Spade" Sean Hayes
    "Maria" Animal Liberation Orchestra (ALO)
    "When I Go" Brett Dennen
    "Be Kind To You" Forest Sun
    "Spaces In Between" Shane Alexander
    "Happy Ending" Matt The Electrician
    "Forms Of The Truth" Beth Waters
    "Collapsable Plans" Tom Freund (w/Brett Dennen)
    "This Too Shall Pass" Danny Schmidt
    "Devil May Dance" AJ Roach
    "Mockingbird" Anais Mitchell
    "Be Water" Alex Goldfarb
    "The Weeping Willow" Devon Sproule
    "A Song On Robbing" Paul Curreri
    "Ragdoll" Gavin Glass And The Holy Shakers
    "Southern Smile" Four Year Bender
    "Haircut Money" The Mammals
    "It's Okay To Be Alone" Elam Blackman
    "Jenny's Eyes" Libby Kirkpatrick
     

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    Songs For Laura Volume Two
    "Nightsong" Heather & The Barbarians
    "Lonely Spires" Rachel Ries
    "Teresa" Peter Bradley Adams
    "Warrior" Larkin Gayl
    "Harbor Saints" Michael Zapruder's Rain Of Frogs
    "Slow" Alexis Harte
    "Sleep Late" Quincy Coleman
    "Strangers" Kris Delmhorst
    "It's So Hard To Let Go" The Blank Tapes
    "The River" Samantha Crain
    "Houston" The Bittersweets
    "Take Me In Your Arms" Jesse Aycock
    "Blackwing Butterfly" Noelle Hampton
    "Soul Parade" Jesse DeNatale
    "Sweet Girl" Will Conner
    "Dancer" Jared Tyler
    "Leave My Man Alone" Clare Muldaur
    "Goodbye Blues" Easton Stagger Phillips
    "Gospel Song" Carrie Elkin
    "Cup Of Codeine" JT And The Clouds
    "Mehitabel's Blues" Jolie Holland
    "All The Pretty Girls Leave Town" Tim Easton

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